Histoire et patrimoine


Les armoiries

Mairie-barbezieux
Les historiens affirment que l’étymologie de Barbezieux provient de Barbecilium : la bergerie. Il semble donc que le « castrum » érigé autour de l'an 1 000 à l'emplacement du château actuel fut construit dans une région où l’élevage des brebis était florissant.

De bergeries, il n'en reste pas. Le seul élevage répertorié sur le territoire est celui de la poule de Barbezieux. "La Barbezieux" est une race fière, imposante, aux attitudes prétentieuses mais aux formes harmonieuses. Noire aux oreillons blancs, elle est la plus grande des races françaises et sa chair est d'une grande finesse.
Après avoir connu un bel essor au 19ème siècle, cette race décline après la guerre et disparaît presque pendant 50 ans. Elle est sauvée de l'oubli par une poignée de conservateurs passionnés qui décide de créer l'ASPOULBA (Association pour la Sauvegarde de la Poule de Barbezieux) en 1997.

Les armoiries de Barbezieux-Saint-Hilaire se blasonnent : D’or à l'Ecusson d'azur en abîme. Ce sont les armoiries des seigneurs de Barbezieux.

Le château

Le château de Barbezieux, dominant la plaine aux confins de la Saintonge et de l’Angoumois est, depuis le Xème siècle et durant tout le Moyen-Age, à la tête d’une puissante châtellenie indépendante au cœur de toutes les luttes de pouvoir dans la région.
Entre les XIe et XIIIe siècles, attirée par la protection offerte par ses seigneurs influents, une population nombreuse vient se blottir au pied des murailles. Ainsi est née la ville de Barbezieux, commerçante et prospère au carrefour de plusieurs axes de circulation.
La fin du XVe siècle voit son renouveau grâce aux travaux de Marguerite de la Rochefoucauld, dame de Barbezieux. Elle restaure le logis seigneurial ainsi que divers bâtiments de la basse-cour. De cette campagne de travaux date l’actuelle porte d’Archiac et le théâtre.
L’urbanisme du XIXe siècle fait évoluer le lien entre la ville et son château, devenu propriété de la commune, créant une grande place de foire.

Aujourd'hui, le château est géré par la Communauté de Communes des 4B Sud-Charente.
L’ensemble est réhabilité, en 2015, accueillant une salle de théâtre, une salle de concerts et le pôle numérique et mobilité.
L’édifice est classé au titre des Monuments Historiques depuis 1913, et labellisé Pôle d’Excellence Rurale.








L'église Saint-Mathias

Cette église, l’une des plus vastes du diocèse d’Angoulême : 60 m / 20 m, a été construite au 12ème siècle. Elie-Vinet (1509-1587), « l’homme le plus docte de son temps », écrit dans les Antiquités de Saintes et de Barbezieux que cette église, fort grande pour un tel lieu, était dédiée à la Vierge Marie, mais appelée de St-Mathias, parce qu’on y détenait la précieuse relique de la tête de cet Apôtre. Vous pourrez admirer sur la façade du clocher sa statue à côté de celle de Saint Pierre.
L’église actuelle a été plusieurs fois remaniée. Ruinée par la Guerre de Cent Ans, elle fut restaurée au XVème siècle sur ses déblais ; le clocher dans son architecture intérieure ainsi que le porche d’entrée datent de cette époque.
En 1562, et en 1569, pendant les guerres civiles, cette église fut endommagée à tel point qu’elle resta plus de cent ans à ciel ouvert et servit d’annexe au cimetière environnant.
Il fallut attendre 1680 pour voir une deuxième restauration entreprise par les TELLIER-LOUVOIS, Seigneurs de Barbezieux, les quatre piliers ronds datent de cette époque.
Enfin, entre 1967 et 1971, toute la superficie de cette église fut excavée, mettant à jour les bases ouvragées des piliers en redonnant aux trois nefs un élan qu’elles n’avaient plus et permettant aussi la découverte des niches et d’un escalier que vous verrez lors de votre visite.
Admirez aussi les deux toiles imposantes signées Vincent (1786). Elles représentent l'Assomption et le Christ guérissant les malades. Remarquez l'ensemble des vitraux de Georges Devêche et les orgues qui comptent parmi les plus belles du diocèse.

L'Hôtel de Ville

En 1790, la Mairie était installée dans l’ancien presbytère, contre le flanc sud de l’église Saint-Mathias.
Vers 1800, elle fut transférée au premier étage du bâtiment du Minage (ancienne salle de justice).
En 1859, elle emménagea  dans l’hôtel du 1, rampe des Mobiles, et y resta près d’un siècle, jusqu'en 1951, date de son installation à l’Hôtel Texier de la Peygerie, 26 rue Marcel Jambon. Cet Hôtel du XVIIIème siècle fut édifié par Pierre Paul Texier de La PEYGERIE, juge sénéchal du marquisat de Barbezieux. La mairie y fut installée le 1er septembre 1951 par le Maire Robert Boisnier. Elle a été inaugurée le 16 septembre 1951 par Félix Gaillard, alors sous-secrétaire d’Etat, et Robert Boisnier.
Il fut le siège de la sous-préfecture de 1825 à 1926.
Occupé par les troupes allemandes pendant la seconde guerre mondiale (1939-1945), l’Hôtel de ville fut restauré sous la direction de W. Barbey, architecte.

Une richesse architecturale

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